Les traitements médicamenteux du cancer du sein : chimiothérapie, hormonothérapie, thérapie ciblée.

La chimiothérapie:

Elle est réservée au cancer invasif. Rarement initiée avant la chirurgie, elle est en règle commencée  trois à six semaines après celle-ci. Ses modalités : nombre de séances, intervalle, choix des médicaments… sont fixées par le médecin oncologue. En règle générale : quatre à six séances espacées de trois semaines.
Elle peut être facilitée par la pose d’un boîtier réservoir placé sous la peau pour éviter les dommages causés aux veines.
Comme elle agit sur tout l’organisme, elle peut entraîner des effets indésirables variables et inconstants, notamment, chute de cheveux, nausées, fatigue.

Hormonothérapie :

Elle est indiquée lorsque les cellules tumorales sont sensibles aux hormones (œstrogènes, progestérone).
Ses modalités : choix du traitement, durée sont fixées par le médecin oncologue en fonction des caractéristiques de la tumeur et du statut de la femme ménopausée ou non.
Il existe :

  • ² des anti œstrogènes (tamoxifène) : ils bloquent l’action des œstrogènes en prenant leur place sur les récepteurs hormonaux. Ils sont utiles chez la femme ménopausée ou non. Ils peuvent entraîner des bouffées de chaleur, des phlébites et nécessitent une surveillance de l’endomètre.
  • des inhibiteurs de l’aromatase : ils bloquent une enzyme qui participe à la synthèse des œstrogènes et ne sont utilisés que chez des femmes ménopausées. Ils entraînent des signes de type ménopause : bouffées de chaleur, sécheresse, douleurs ostéoarticulaires et nécessitent une surveillance osseuse en raison du risque d’ostéoporose.
  • les agonistes de la LHRH: ils ont pour but de créer une ménopause médicamenteuse chez les femmes non ménopausées et entraînent donc des manifestations de type ménopause.
  • les traitements progestatifs rarement utilisés,
  • Les thérapies ciblées : en plein essor, elles bloquent de manière spécifique la prolifération des cellules tumorales. Pour cela, la tumeur doit être porteuse de la cible.
  • les anti HER2: ils bloquent les récepteurs HER2 présents à la surface des cellules malades et responsables de leur prolifération
  • les antiangiogéniques : ils bloquent la formation de vaisseaux sanguins dans la tumeur et la privent ainsi d’oxygène et de nutriments.
  • les anti mTor: ils bloquent une protéine qui contrôle la croissance cellulaire
  • les inhibiteurs de la PARO:: ils bloquent des enzymes intervenant dans la réparation cellulaire et entraînent donc la mort cellulaire
  • les inhibiteurs des des CDK: ils empêchent la résistance au traitements  hormonaux