Si la santé est un facteur déterminant de l’espérance de vie, elle est aussi un marqueur de la fertilité.

Ainsi, chez l’homme, les cancers sont la première cause de décès avec une incidence du cancer du testicule en augmentation.

L es maladies cardiovasculaires, dont la fréquence est en augmentation, notamment chez la femme avant 50 ans, sont la première cause de décès chez la femme et la deuxième chez l’homme.

Ainsi, l’infertilité masculine est associée à une mortalité précoce, un risque accru de développer une pathologie grave dans les 10 ans qui suivent la prise en charge en médecine de la reproduction.

Il est donc important de l’évaluer chez les femmes mais aussi les hommes notamment dans la période de préconception.

En effet, il existe des liens étroits entre les anomalies du sperme et les facteurs de risque cardiovasculaire et oncologique.
C’est ainsi que les troubles du sommeil (apnée, ronflements), le tabac, l’alcool, le cannabis, le surpoids, la sédentarité, l’alimentation déséquilibrée peuvent altérer la fécondité.
Il n’est plus à démonter que le tabac altère la qualité du sperme et des embryons et augmente le risque de FCS.

Or,il s’agit de facteurs modifiables : leur prise en charge participerait à une préservation de la santé ultérieure et à améliorer la fertilité.

Ainsi, à côté de l’examen clinique, des examens explorant spécifiquement la fertilité comme le spermogramme, le médecin doit étudier le mode de vie à la recherche de ces facteurs de risque et être attentif à l’existence d’antécédents personnels ou familiaux (cancer, infarctus, diabète, thrombophilie, diabète, HTA dyslipidémie), de troubles de l’érection (la fonction érectile est un index de la santé globale et notamment cardiovasculaire)

Chez l’homme en médecine de la reproduction, cette prise en charge globale permet alors de dépister les facteurs de risque et mieux encore, en informant les hommes, de prévenir les atteintes à la fertilité;