L’incontinence urinaire est la perte involontaire d’urine. Elle touche les femmes plus que les hommes et se produit plus fréquemment après 50 ans. Il s’agit d’une affection handicapante trop souvent passée sous silence dont souffrent 20 à 30 % des femmes. Pourtant, il ne s’agit pas d’un problème inéluctable et des solutions existent.
On distingue
- L’incontinence d’effort : la plus fréquente, elle est due à un relâchement du muscle qui ferme la vessie et des muscles du périnée. Elle survient à la toux, à l’effort, à l’éternuement, lors de la pratique du sport. Elle s’observe surtout chez les femmes qui ont connu des accouchements répétés et/ou difficiles et est majorée par la ménopause.
- L’incontinence par impériosité qui résulte de contractions anormales d’une vessie hypersensible entraînant une envie urgente et difficilement répressible d’uriner.
- L’incontinence mixte.
Traitement
En fonction de la nature de l’incontinence, il relèvera de l’utilisation de techniques de rééducation du périnée et des muscles de la vessie volontiers associées à des techniques comportementales pour mieux gérer les envies d’uriner.
- médicaments
- la chirurgie
En sachant que les traitements peuvent être associés.
L’incontinence d’effort ou l’incontinence mixte
Auto rééducation
- Musclez votre périnée notamment avec le pipi stop : interrompre la miction pendant deux à trois secondes ou mieux faire trois séries de 15 contractions réparties sur la journée et trois fois par semaine.
- Évitez les sports qui forcent sur le périnée tels que la course à pied, les sauts, l’aérobic, le volley-ball, etc.
- Rééducation périnéosphinctérienne à base de bio feed-back, électro stimulation et/ou technique manuelle.
- Injection sous anesthésie locale d’acide hyaluronique.
- Chirurgie : pose de bandelettes sous l’urêtre.
L’incontinence par impériosité
Il faut d’abord éliminer une cause éventuelle : infection urinaire ou vaginale, calculs urinaires, polypes dans la vessie, etc.
- Réduisez votre consommation d’alcool, de thé, de café et de cola.
- Ne buvez pas trop le soir.
Thérapies comportementales
Thérapies comportementales visant à obtenir une prise de conscience des délais et des fréquences des mictions en les programmant pour lutter contre certains comportements anxieux ou phobiques qui aggravent l’incontinence.
Les médicaments anticholinergiques
Ils réduisent la sensibilité et l’hyperactivité de la vessie. Ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont associés à la thérapie comportementale. Ils entraînent volontiers des effets indésirables à type de sécheresse buccale, constipation, etc.
Les injections de toxine botulique
Les injections de toxine botulique dans le muscle de la vessie sont intéressantes lorsque les traitements précédents, comportementaux, rééducation, médicaments, sont restés sans effet. L’efficacité est de six à neuf mois.
L’électro modulation
Elle nécessite la mise en place d’une électrode située à proximité du nerf qui énerve la vessie relié à un boîtier placé sous la peau. Le taux de guérison est de 30 à 50 % avec un taux d’amélioration globale de 90 %.
La radiofréquence
Enfin, la radiofréquence : technique nouvelle, très intéressante car légère, non invasive, dénuée d’effets secondaires indésirables. Ses effets s’estompant avec le temps, elle doit être renouvelée.